cie Le Chat du désert

spectacle vivant

Les sermons joyeux

big boucheDe Jean-Pierre Siméon

Spectacle créé à la Salle Noire du Théâtre de Création à Grenoble en novembre 2009

Oui ça va mal
Oui les temps sont critiques…
C’est avec ce triste constat, que débute le premier des six monologues écrits par Jean-Pierre Siméon. Le monde contemporain est rempli de brouillard. Tout égale tout. Les mots deviennent des coquilles vides et il n’est plus tout à fait simple de trouver un sens à l’altérité.
Mais il ne s’agit que d’un point de départ.
Les six harangues constituent par la suite un formidable chant de vie, plein d’humour et d’insolence, qui rappelle à chacun d’entre nous sa responsabilité face à son rapport au monde et à l’existence qu’il a à mener. Il nous remet, grâce à une langue accessible et extrêmement contemporaine, en contact avec notre humanité, avec ses encourageantes et nécessaires difficultés et nous fait voir et ressentir un possible ailleurs, une lueur dans le brouillard.
Dans Objection du poème, le langage est redéfini comme élément essentiel de notreconstitution d’homme.

DSC_1262Au vrai chic parisien est une invitation à écouter nos désirs, les empoigner, les façonner et fort de notre rapport aux mots, à les prononcer sans les laisser aux mains de ceux qui peuvent les faire taire.
Contre l’image est une ode à l’imaginaire. Jean-Pierre Siméon dit ici qu’il est temps de nous instruire du talent des aveugles pour pouvoir accéder aux métaphores et ne pas toujours plaquer notre regard sur les images définitives du réel.

 

Viennent encore L’éloge de l’inconnu et l’éloge du risque, deux textes qui balaient le concept de peur DSC_1288comme moteur de nos actions.
Ils font réapparaître tous les deux, avec une profonde joie, les notions d’altérité, de curiosité, d’appétit de vie pour soi, pour le monde, sans tomber dans les dérives sécuritaires et individualistes d’aujourd’hui.
Enfin Du jeunisme, où il est dit que la jeunesse est bonne surtout quand elle est jeunesse préservée dans la vieillesse conquise.
Ces textes ne portent qu’une seule revendication : celle de vivre. Et ce, non pas en nous sacrifiant pour le monde, mais simplement y trouver notre place, pouvoir le lire et ainsi pouvoir agir.

 

 

Mise en scène : Grégory FaiveDSC_1272
Avec : Emilie Geymond, Benjamin Meneghini, Lydie Pruvot
Création lumières : Guilaume Suzenet
Création son : Laurent Buisson
Régie plateau :
 Lellia Chimento